Chronique 64

1702 - Faits et gestes maçonniques

• 1702. - On relève l’existence de la Loge de Haughfoot, une localité située à une trentaine de kilomètres d’Édimbourg. Il s’agit, en l’occurrence, d’un atelier de composition purement spéculative ; on n’y trouve, en effet, aucun maçon ou constructeur de métier.

• 1703. - La Loge (de) Saint-Paul, qui sera connue plus tard comme étant la loge At the Goose and Gridiron (À l’oie et au gril), du nom de l’auberge londonienne qui l’abrite, décide que : « Les privilèges de la Maçonnerie ne seront plus dés­ormais le partage des maçons constructeurs. » 

• 1704. - Initiation présumée de Jonathan Belcher (1681-1757) à Londres. L’intéressé sera gouverneur des colonies de Massachusetts, du New Hampshire et du New Jersey. On a longtemps considéré le frère Belcher comme le premier franc-maçon recensé en Amérique du Nord.

• 1707. - Un décret de la diète impériale allemande abolit la suprématie de la Grande Loge de Strasbourg sur les maçons allemands – la ville alsacienne étant devenue française.

• 1709. - The Tatler, journal londonien, indique que les francs-maçons forment une société secrète, et révèle certains de leurs signes.

• 1710. - On dénombre vingt-cinq loges en Écosse dont la Saint Mary’s Chapel Lodge à Édimbourg.

• Publication d’un ouvrage par Sigmund Richter, dit Sincerus Renatus, dont le titre est : La parfaite et réelle préparation de la pierre philosophale selon les méthodes secrè­tes de la Fraternité de la Rose-Croix d’Or. Il s’agit d’un traité d’alchimie contenant les 52 règles de la Fraternité.

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© Guy Chassagnard 2019